L’herbe perce le masque neigeux qui l’enserre ;
L’opale, dans sa blancheur, s’endort au couchant ;
Le poète hume ce nouveau monde enivrant ;
Les couleurs, lentement, lèvent la vie austère ;
La femme dévoile ses plus profondes chairs ;
Les fleurs soulèvent milles effluves d’encens ;
La vie, sur son rideau arc-en-ciel, s’étend ;
Le poète changeant rebâtit ses repères.
Les branches s’entrelacent, le monde s’unit ;
Les forêts éveillées regorgent d’harmonie ;
La richesse de ces cœurs est devenue reine ;
Le monde virevolte en sa vague fondée ;
L’hiver parti a emporté toutes ses peines ;
La femme poète, est enfin délivrée.