Octobre frappe doucement à ma porte,
M’offre un bouquet de feuilles mortes
Et m’incite à sortir de son doux sourire.
Si tu veux découvrir les joies du moment,
Les multiples reflets de mon visage,
Alors laisse-toi guider par mes pas,
erre confiante dans mon sillage.
Je mets mon manteau orange comme les flammes,
Mes bottes marrons comme l’écorce d’un chêne,
Mes gants verts comme les sapins éternels,
Et mon bonnet rouge comme le soleil couchant.
Les premiers frimas de l’automne me refroidissent
La force du vent m’étonne mais Octobre,
Ce vieillard tranquille, me prend par la main
Et me chante son doux refrain :
« On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'octobre illumine »
Nous parcourons montagnes et vallées,
Villes et campagne sont transformées
Et se dévoilent à mon regard émerveillé.
Vite prendre une feuille,
Je dois croquer ces merveilles,
Recréer ces couleurs aperçues,
Esquisser ce que j’ai vu.
Alors le vieillard fier de moi
M’offre à boire dans un verre de bois,
Me fait un clin d’œil entendu
Et s’en va, je ne le vois plus.
Il a gagné, je n’attends plus
l’automne avec mépris.
J’ai été captée par son aura, sa folie.
Octobre, mois au combien maudit,
Pour te remercier de ce voyage,
Je te dédie cette poésie.